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Les petites annonces de Bianchi

Toulouse a connu plusieurs Bianchi, à vrai dire toute la famille baignait dans l’univers de la lunettes et des sciences associées de l’époque. Les Bianchi faisaient régulièrement paraître des annonces sur leur boutique rue de la Pomme.

Ainsi, il est possible de retrouver des annonces passés par M. Bianchi père, opticien, et avec 20 ans d’écart retrouver celles de M. Bianchi fils, devenu ingénieur-opticien. En témoigne ces extraits du Journal politique et littéraire de Toulouse et de la Haute-Garonne.

 

  • L’annonce du numéro du vendredi 12 avril 1833 indique même les prix pratiqués à l’époque :

 

 » [...] On trouvera chez lui;

1° Les verres à lunettes fins, polis ou papier, et non au bloc, au prix de 2 à 3 fr. la paire;
2° Les lunettes en vermeil, à 15 fr. verres fins;
3° Lunettes en argent, de 8 à 10 fr. verres fins;
4° Lunettes en écaille, de 9 à 11 fr. verres fins;
5° Les lunettes en corne, de 5 à 6 fr. verres fins;
6° Les lunettes en acier, de 2 à 4 fr. verres fins. [...] « 

 

 

  • Extrait du Journal Politique et Littéraire de Toulouse et de la haute-Garonne du vendredi 4 juillet 1856 :

 

 » Bianchi, ingénieur-opticien, 73 rue de la Pomme à Toulouse

Fournisseur de la faculté, du lycée, et de tous les établissements scientifiques de la ville, des administrations des ponts-et-chaussées, canaux, chemins de fer, etc. ; livre tous les instruments de mathématiques, de physique et de chimie, qui font le principal objet de sa fabrication et de son commerce, aux mêmes prix auxquels on les paierait à Paris, chez tous ses confrères; il en est ainsi même pour les instruments brevetés ou de fabrication spéciale; de plus, quand il en est besoin, il se rend sur les lieux pour les installer: on peut ainsi réaliser de notables économies et réunir toutes les garanties désirables.

Secondé à Paris par son père, ses frères et beau-frère, tous à la tête d’importants ateliers de la partie, M. BIANCHI, si anciennement connu, d’ailleurs, par la bonne construction de ses instruments, ne peut qu’espérer accroître de plus en plus ses relations d’affaires; un atelier qu’il a monté à Toulouse même, lui permet d’y exécuter nombre d’instruments et de faire toutes les réparations.

Les VERRES DE LUNETTES occupent toujours le premier rang parmi les objets auxquels M. Bianchi porte tous ses soins, non-seulement pour ce qui est de la perfection, mais aussi pour leur exacte appropriation au besoin de chaque vue. [...]« 

 

Source : Le Journal Politique et Littéraire de Toulouse et de la Haute-Garonne :
- 21e année, n°51, daté du vendredi 12 avril 1833, p. 4
- 52e année, n° 184, daté du vendredi 4 juillet 1856
(Ressources numériques de la Bibliothèque de Toulouse).